Peine perdue d’Olivier Adam

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Ce jour-là, une fois passée la porte de la librairie, je me suis retrouvée nez-à-nez avec la couverture bleue du dernier roman d’Olivier Adam. Depuis Les Lisières publié en 2012 chez Flammarion, j’attendais son nouveau roman avec impatience. J’avais été très secouée par la lecture des Lisières. Lu très certainement au mauvais moment avec un grand manque de recul, ce livre avait fait naître en moi une certaine amertume envers l’auteur. En tant que fidèle lectrice et fervente admiratrice de sa plume, j’étais plutôt mal à l’aise avec l’éloge de ce roman dans la presse, et la mise en lumière de l’auteur qui se faisait sur une de mes déceptions littéraires.
Alors, quand Peine perdue s’est jeté sur moi dans les rayonnages de la librairie, mon cœur s’est soulevé et je n’ai pas pu décoller un sourire de mes lèvres. (suite…)

Un été d’octobre

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Dimanche matin. Le soleil perce les volets en métal, et vient chatouiller le bord du lit. Une jambe sous la couette, une jambe dehors. Il tend le bras pour attraper son téléphone, posé sur un coussin à même le sol. 9h00, à peine. Il tourne la tête, et la voit. Laure est de dos. Ses cheveux sont en bataille sur l’oreiller. L’écran de sa liseuse est allumé, mais elle ne bouge pas, tout juste un pouce pour changer de page. C’est elle qui l’a réveillé, il en est certain. Il la connaît par cœur. Il lui a fallu attraper sa tablette, et se mettre dans une position adaptée. Elle a certainement dû se lever avec toute la grâce du monde, boire un verre d’eau et faire ce que toutes les femmes font au réveil, avant de revenir se poser dans le lit avec cette délicatesse qui lui fait tant défaut.
« – Tu peux pas t’empêcher de te réveiller tôt, en fait…

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Le jour où je suis tombée amoureuse de la moto

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Ça s’est passé un jour de mai. Je suis tombée amoureuse de la moto comme on tombe amoureuse de son voisin de palier. On le croise tous les jours dans l’ascenseur, on échange des banalités et sitôt la porte de l’immeuble passée, on l’oublie. Jusqu’au jour où… jusqu’au jour où son regard croise le nôtre. Jusqu’au jour où on découvre que ce voisin est plus qu’une ombre croisée certains matins. Jusqu’au jour où… (suite…)

Ces jours-là…

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Il arrive des jours où rien ne rentre, et rien ne sort. Il arrive des jours traversés comme on traverse un rêve. On ne distingue plus le réel de l’imaginaire. On ne sait plus qui sont ces autres qui vivent à nos côtés, du lever du soleil jusqu’au crépuscule. Un pied dehors et c’est la folie qui reprend. Un pied au bureau et c’est la folie qui l’emporte. Des jours traversés avec la vue limitée, le pare-brise barbouillé des aléas de chacun. Les effluves encrassés sont brassées encore et encore pour convaincre et saisir les esprits réfractaires, naïfs peut-être, plein d’espérance, sûrement. Ils parlent, ils échangent, ils s’affrontent dans des duels, et nous les regardons comme on regarde un tableau abstrait. On ne comprend plus. On ne sait plus. Il arrive des jours sans. (suite…)

Secondes d’éternité

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23h13. Ma montre annonce les dernières minutes d’une belle journée passée au soleil, probablement la dernière journée chaude de l’année. La fin du mois de septembre a laissé l’été s’installer pour quelques jours de plus. L’automne arrive discrètement à la tombée du jour, avec ses brumes et ses courants d’air frais. Déjà l’humidité du sol remonte le long des pieds de chaises et dépose sur la nappe en papier une fine couche de bruine. Autour de la table, tous refusent de rentrer, préférant enfiler un gilet en laine pour contrer la fraîcheur. (suite…)

L’ombre des années passées

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Ses yeux étaient asséchés à force d’assembler et démêler les mots. Elle avait passé des heures à relire chacune des phrases. Des paragraphes entiers disparaissaient, allant parfois jusqu’à la lettre entière. Si les mots avaient été tracés de la main tremblante de l’émotion, l’encre aurait tâché ses mains humides et autour d’elle se seraient entassées des boules de papiers informes. Aucune n’aurait atteint la corbeille, toutes auraient roulé jusqu’à ses pieds comme des aimants. (suite…)

10 publicités vintages sur les tâches ménagères

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Le monde de la publicité a ses propres codes. On s’accorde à dire que la plupart des publicités ne cherchent pas à nous ventre un produit mais des valeurs de vie. C’est ainsi qu’une publicité de parfum ne vante pas son odeur mais plutôt la capacité de séduire quand on le porte. Nespresso et son « What else » est quant à lui devenu un vrai art de vivre, comment pourrions-nous boire autre chose autre du café Nespresso ?

Les publicités ci-dessous montrent que dans les années 1950, le rôle de la femme était tout juste réduit à servir son mari, surtout au niveau des tâches ménagères. Bien que cela ait beaucoup évolué depuis, la question demeure sur la valeur centrale de la famille à notre époque. (suite…)

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